Düsseldorf (les vacances suite et fin)

Après 3h de retour, me voilà parti pour de nouvelles aventures chez Angélique qui fait son stage à Düsseldorf, à 300 km au nord de Karlsruhe !

Sur le voyage, une seule remarque : vivent les autoroutes sans péage !

Arrivé le Jeudi soir, on visite rapidement le coin en longeant un jardin botanique (qu'on a eu du mal à trouver d'ailleurs !)

Et on profite pour se payer une petite glace deux boules, le tout pour 1 € 20 ! Et après on s'étonne de voir partout des allemands avec une glace à la main !

Dans la foulée, influencés par la propagande, on se fait un ciné pour apprécier dans la langue de Goethe le film magistral : “Indiana Jones und das Königreich des Kristallschädels”

Je vous laisse deviner le titre en français…

Petit détail culturel amusant : les allemands ne conçoivent pas un film sans pop corn et boisson, il y a même de l'espace à côté des sièges pour poser son verre. Un aspect moins reluisant étant qu'ils laissent un bordel épouvantable en sortant de la salle, du pop corn partout, personne ne prend la peine de jeter ses papiers ou les canettes. Etonnant quand on voit les rues méticuleusement nettoyées des villes allemandes.

Sur le film je n'aurais qu'un commentaire : heureusement que le scénario était pas très riche, on a pu comprendre !

Le vendredi, Angélique travaille (et oui tout le monde n'a pas des vacances) et j'en profite pour faire une grasse mat' et un petit tour dans le quartier.

Le samedi, on visite la ville en passant par la mairie, les boutiques mais également le quartier “Medien” qui est en fait l'ancien quartier portuaire qui a été réhabilité d'une manière étonnante. Les anciens bâtiments se mélangent aux nouveaux et chacun a une touche originale (je vous laisse voir les photos).

On en profite le soir pour voir une des rues allemandes ou la concentration en bar est la plus importante (et c'est pas peu dire). C'est l'occasion pour moi de gouter la bière à la fraise et à une liqueur du cru qui ressemble à la chartreuse. En tout cas, l'ambiance est éloignée des soirées étudiantes françaises, en Allemagne, il y a de tous les âges et de toutes les origines aux terrasses des bars, le tout dans une ambiance bon enfant. Par ailleurs, la quantité phénoménale de personnes déguisées qui fêtent leur enterrement de vie de garçon (ou de jeune fille) rajoute encore de la bonne humeur.

Le dimanche, il faut déjà penser au départ et après un petit tour dans le parc du château de Benrath, je prends ma voiture pour rentrer… On oubliera bien vite le fait que j'ai perdu une heure à Francfort après avoir pris l'autoroute dans le mauvais sens (les petites villes ne sont pas indiquées sur les panneaux, seules les grandes directions le sont…)



Heidelberg !

C'est les vacances pour moi et comme chacun sait vacances riment avec tourisme ! (et que personne ne relève qu'en fait non ça ne rime pas svp…)

Lundi a été consacré à la liquidation de quelques détails pratiques qui finissaient par urger : lessive, coupage de cheveux pour que je puisse voir ce que je visite sans porter un bandeau ou des couettes, et surtout (!!) achat d'un appareil photo pour que vous puissiez voir ce que je tente vainement de décrire…

Mardi donc : Visite de Heidelberg

Heidelberg est une charmante ville située à 60 km au nord de Karlsruhe. Des écrits relatent son existence dès 1196 et bla bla et bla bla bla. Bon je vais pas vous faire un topo exhaustif, je sens qu'il y en a qui dorment déjà. (si vous êtes vraiment intéressés, envoyez moi un mail, je vous donnerai le lien wikipédia)

Je suis donc parti en voiture, des étoiles pleins les yeux des merveilles que j'allais sûrement rencontrer là bas. En fait d'étoiles, j'ai découvert réellement la réalité des autoroutes allemandes sans limitation de vitesse (rien du tout !) à trois voies mais qui sont aussi bondées qu'un jour de départ en vacances en Bretagne (bon ça fait pas très impressionnant comme ça mais quand même).

Arrivé là bas (sans me paumer, oh miracle), je tombe sur un coeur historique vraiment sympa, avec des maisons typiques et tout ce qu'il faut (”pour les touristes” ajouterait une mauvaise âme à cette phrase, mais après tout c'est ce que je suis !).

La vieille ville est insérée dans la vallée d'une rivière dont on taira le nom (en fait, je l'ai surtout oublié). De part et d'autres on trouve deux collines verdoyantes sur une desquelles trône le fameux château d'Heidelberg. Après diverses péripéties, le château a plutôt bien survécu aux années, une partie étant entièrement en ruine et l'autre non.

Après avoir fait le tour de la vieille ville et de sa place du marché aérée et d'époque, je suis donc monté au château (315 marches ! j'étais pas fâché d'arriver en haut… et dire qu'il y en a qui ne voulaient pas me valider le sport !) . Au passage j'ai croisé un groupe de collégiens français en voyage scolaire, ce qu'on peut dire, c'est que les français, on les repère vite à l'étranger…

J'ai pu accéder à la cour intérieure du château tout en brique rouge, et décoré d'un certain nombre de sculptures saisissantes. Par contre, il fallait payer davantage et faire parti d'un groupe pour voir la partie principale. Tant pis, avec les 1,5 euros de mon ticket, je pouvais quand même accéder au musée… de la pharmacie qui se situe au rez de chaussée d'un des bâtiments du château. De ce musée, on retiendra qu'il est palpitant pour toutes les personnes intéressées par l'histoire de la pharmacie (ça doit sûrement exister). Bon ça reste une visite sympathique….

Enfin, parce qu'il faut bien conclure, après avoir récupéré ma voiture en échange de la modique somme de 7 euros (oui oui !), je suis parti en sens inverse. Là vous pouvez reprendre le début de mon périple, en enlevant “les étoiles dans les yeux” mais en ajoutant un accident sur l'autoroute. (toutes les photos en cliquant sur l'album à gauche)
 

 

Déjà un mois….

Cela va déjà faire 4 semaines que je suis à Karlsruhe à la fin de la semaine et j'ai l'impression que je viens à peine de commencer…

Pour les courageux qui me lisent encore, d'autres photos ne devraient plus tarder, je pense acheter un appareil dans pas très longtemps !

La bonne nouvelle de ce début de semaine, c'est que j'ai un vrai bureau pour moi… Après avoir squatté la bibliothèque, j'ai réussi à dégotter une pièce avec des stagiaires et plus spacieuse (il a fallu se battre pour l'avoir, il semblerait que dans l'entreprise, l'attribution des places se fasse suivant une règle un peu obscure dite “la loi de la jungle”… Enfin en montrant les crocs ça passe)

Sinon, j'ai été rejoint par trois collègues EI2 (Evgueni, Turkish et Stella) avec qui je vais voir un match de foot (oui oui c'est bien moi qui vais voir un match !!) samedi aprèm. D'après ma colloc' les supporters de Karlsruhe sont violents, ajoutez à ça que c'est le dernier match de la saison en Allemagne, ça promet d'être chaud. (si je survis, je vous raconterai…)

Comme j'ai pas grand chose de neuf à raconter niveau tourisme, je vais m'arrêter là, pour le prochain article, je tacherai de relever quelques différences culturelles assez cocasses que j'ai relevé depuis mon arrivée !

Souhaitez moi bonne chance pour le match !

Le boulot (bah il faut bien quand même)

Bon je vais tâcher de décrire un peu l'ambiance originale qui règne ici.

Je travaille donc à EIfER, un institut de recherche de la fac de Karlsruhe mais grassement subventionné par EDF. Les thématiques sont axées sur l'énergie et le développement durable ce qui est assez sympathique et pour rassurer ceux qui font la moue lorsqu'ils ont lu le mot recherche, je dirais que ce n'est pas vraiment de la recherche fondamentale mais plutôt de la veille technologique et de l'innovation sur ce qui se fait actuellement en Europe dans le domaine, ainsi que pas mal d'études sur des applications concrètes. (j'arrête là parce que la phrase est déjà super longue)

Bon je sens que je deviens barbant donc je vais parler des collègues :

on a autant voire plus de français que d'allemands à bosser là bas, et il doit y avoir environ 9-10 nationalités. Résultat, on alterne l'allemand, l'anglais et le français dans une seule conversation, ce qui est un peu déroutant ;). Tout le monde est assez jeune et le tutoiement est de rigueur… Le plus gros souci, c'est qu'on sait jamais si il faut dire “hello”, “hallo” ou “salut” le matin quand tu croises des collègues que tu connais pas. (perso j'ai tenté un mix entre hallo et hello, ça passe assez bien. Enfin j'ai quand même réussi à lancer une discussion en allemand dans une salle remplie de stagiaires français qui se sont fait un plaisir de me répondre dans la langue de molière pour me montrer mon erreur)
Sinon, je fais de la biblio pour l'instant.



L’arrivée

Bon ça y est il faut se lancer…

Après un voyage de 1000 km qui m'a fait traverser toute la France (avec une étape à Godremont, une ville qui n'a pas du voir de révolution majeure depuis le moyen-âge), je suis arrivé fier et fourbu à Karlsruhe le 13 avril.

On passera sur l'heure à tourner en ville (merci mappy…) qui m'a permis de faire connaissance avec l'architecture locale (toujours positiver, toujours !).

Il m'a encore fallu rejoindre Eggenstein la bien nommée, à 15 minutes (en théorie) de Karlsruhe et là j'ai eu la surprise de découvrir mon logement. (http://karlsruhehotel.unblog.fr/test/)
La W-G (Wohngemeinschaft=colocation) est également composée d'une charmante allemande qui étudie le management (l'équivalent audencienne du coin) et de son cousin somme toute très peu bavard. L'appart est plutot grand, assez lumineux, malheureusement non meublé mais comme vous le pouvez voir sur la photo, je m'organise (bon ça fait un peu squatt mais il y a de l'idée).
Sinon, le quartier en lui même n'a rien d'extraordinaire, mis à part les maisons multicolores et les distributeurs de clopes à chaque coin de rue.
J'ai la chance d'avoir le train de banlieue qui passe dans le jardin mais on s'habitue…

Pour ne pas vous saouler dès le premier article, je relaterai la suite et notamment mon boulot une autre fois.